La bonne couleur - Yaël Hassan
Editeur : Casterman (14 mars 2006)
Collection : Feeling
Présentation de l'éditeur
" Nouvelle nuit d'angoisse et d'insomnie. Mais c'est l'heure. Max a la gorge sèche et les tripes nouées. Plus que quelques secondes... Il compte. Six, cinq, quatre, trois, deux... Il ferme les
yeux. Il voudrait mourir, disparaître à jamais. " Difficile de se lever lorsqu'on ne porte plus l'uniforme rouge ou violet de l'élite et que l'on est rétrogradé chez les bruns. Surtout quand le
régime totalitaire au pouvoir ne tolère ni l'échec, ni la liberté d'expression. Max doit affronter les humiliations du lycée mais il ne regrette rien. Ce qui compte, c'est ce à quoi il aspire en
secret...
Mon avis
Max est un jeune homme au comportement exemplaire. Un modèle de dressage, conforme aux vœux de la junte au pouvoir. Au lycée, il arborait fièrement son uniforme rouge, l'une des couleurs de
l'élite. Mais Max a croisé sur sa route, Félix, un vieil antiquaire. Voilà comment tout cela a commencé, à présent, Max porte le costume le plus honteux du système scolaire : le costume brun.
En alternant un chapitre sur la vie de Max en costume brun et un chapitre sur les évènements l'ayant amené à cette disgrâce, Yaël Hassan nous maintient en haleine dans cet excellent roman dont le
thème principal est la liberté.
Ce livre m'a beaucoup fait pensé à Fahrenheit 451, mais avec une construction et un "âme" propre (ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas un pâle copie du roman de Ray Bradbury).
En voici un extrait :
[...] Mais les gens étaient libres de manifester, par exemple, de faire entendre leur voix, leur opinion en votant pour tel ou tel parti. Ce système politique s'appelait la
démocratie.
- Et que s'est-il passé ?
- Disons que certains scandales, la corruption, les intrigues ont fait que les gens se sont peu à peu détournés de la politique. Déçue, se sentant exclue, une partie de la population a alors
cessé d'exercer son droit et son devoir de citoyen et a délaissé cette chance unique de voter, de s'exprimer par les urnes. C'est comme ça que ce système infâme s'est peu à peu mis en place. Le
temps de se réveiller, il était trop tard. Ils avaient pris le pouvoir.... [...]
Voilà de quoi amener à réfléchir sur l'utilité de se déplacer pour voter.
(Source : www.amazon.fr)
Par Kidae
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Publié dans : Littérature jeunesse
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En revanche, bonne impression de votre blog, que je découvre.