Samedi 18 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : Brûlée vive parce qu' « on » l'avait vue parler à un garçon ! Souad est née en Cisjordanie. Très tôt elle a appris que la vie des filles ne comptait pas. Sa mère a mis au monde un seul garçon, au milieu de plein de filles. Dès qu'une fille naissait, elle la tuait. « Avec une couverture en laine, elle l'étouffait. Je l'ai vu de mes propres yeux, murmure Souad. Cela se faisait devant tout le monde » Cette mère mariée à 14 ans avec un homme de 40, il ne parlait jamais. Soumise, elle travaillait sans cesse. Les filles travaillaient, dès leur plus jeune âge, sous l'autorité d'un père violent. Un soir, alors qu'elle a 17 ans, enfermée dans une pièce de la maison familiale, elle entend la voix de son père. Elle doit mourir, dit-il. Personne - ni sa mère, ni ses sours, ni son frère- ne bronche. L'honneur de la famille est souillée, martèle le père, un voisin affirme qu'il l'a vue parlez avec un garçon et la rumeur commence à se répandre. Selon la tradition, il faut la tuer au plus vite puis exhiber son cadavre : l'honneur sera lavé . Qu'est-ce que le crime d'honneur ? L'assassinat par les parents de leur fille soupçonnée de n'être plus vierge. 10 000 jeunes filles sont tuées chaque année dans le monde par leurs parents, pour venger l'honneur familial. Moyen-Orient, Pakistan, Brésil, Nigeria .la liste est longue des pays qui tolèrent cette coutume sociale, car la foi ne punit, pas les assassins du crime d'honneur. Souad est la seule survivante connue, victime directe de crime d'honneur, elle accepte aujourd'hui de témoigner pour que nous prenions conscience de l'horreur de ces crimes d'honneur impunis ; pour les filles victimes de cette atroce coutume. Au risque de sa vie. si sa famille apprend que Souad est en vie, il lui faudra absolument la tuer, maintenant.
Mon avis : Ce livre est dur mais je crois qu'il est important de le lire. Des femmes prennent le risque de témoigner pour informer le monde des atrocités qu'elles subissent. Il est important qu'on prenne le "risque" de le lire, le risque parce que c'est dur (surtout de voir comment les filles sont traitées, les animaux sont mieux traitées qu'elles), c'est atroce, on se demande pourquoi, comment, on se dit, ce n'est pas possible, mais si c'est possible, ça existe. Et il est important de savoir que naître fille dans certains villages de notre monde signifie une vie de souffrance et d'humiliation.
Par Kidae
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Mardi 21 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : Tout commence par une belle histoire d'amour. Fabienne, jeune Nantaise sans histoire, rencontre Habib, Iranien dont la famille a fui le régime khomeiniste. Coup de foudre, mariage, deux enfants. Habib, sans travail, reste à la maison pour garder les filles. C'est le début d'une lente dégradation.
Habib change, il se met à lire le Coran. La situation empire. Et Fabienne craque. Elle veut divorcer. Fou de rage, il lui lacère le visage d'un coup de couteau et s'enfuit avec Sara, l'aînée.
D'abord seule face à la justice, Fabienne va mobiliser toutes les énergies pour atteindre son but. Pendant 3 ans, elle remue ciel et terre, fonde une association, alerte les médias...
Une formidable chaîne humaine se met à l'ouvre, de Nantes à Los Angeles en passant par Paris, Washington et Montréal...
Enfin Fabienne peut étreindre sa fille, dans un aéroport du Canada.
Mon avis : Fabienne Brin raconte cette partie de sa vie avec du recul, ce qui lui permet d'être réaliste et honnête : elle a fait des erreurs, elle le reconnait, et elle nous raconte la situation qui l'a ammenée à les faire, ce qui permet de bien comprendre comment son compagnon a pu partir avec sa fille. Je trouve que ce récit est différent des histoires d'enlèvement par un père musuilmam dans un pays musulman, ça aurait sûrement pu arriver avec un autre homme.
Par Kidae
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Mardi 21 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : Après l'incroyable succès de son livre Jamais sans ma fille, Betty Mahmoody a reçu du monde entier les témoignages de drames semblables au sien. Elle a décidé de présenter les plus poignants d'entre eux dans une collection dont Vendues ! est le premier titre. Dès la sortie de son livre, Zana Muhsen a su faire partager la force de vérité et d'émotion de son témoignage. L'accueil enthousiaste du public et le soutien chaleureux des médias lui ont permis de revoir sa soeur, toujours prisonnière au Yémen, et lui ont donné l'espoir de la faire revenir en Angleterre, avec ses enfants. - Mais après un an de lutte, rien n'a changé, Nadia est toujours au Yémen. Dans cette nouvelle édition de son livre (paru en 1994), Zana raconte son inlassable combat et celui de sa mère pour que Nadia recouvre enfin la liberté.
Mon avis : j'ai lu ce livre il y a de cela deux ou trois ans, mais il m'a énormément marqué. Zana, quinze ans, et sa soeur Nadia, quatorze ans, sont vendues par leur père à des familles arabes du Yemen. Ces familles vont les marier à leur fils et leur faire avoir des enfants. Zana nous raconte comment elle réussit à résister à cette famille, elle se révolte, essaye de s'enfuir. Nadia, plus jeune, plus fragile oublie jusqu'à sa langue maternelle. Zana réussira à s'enfuir en laissant son fils, Nadia ne pourra pas laisser ses enfants, elle a une fille, elle ne peut pas l'abandonner à ce monde où seuls les hommes comptent. Zana peut laisser son fils, elle sait qu'il s'en sortira. C'est une histoire bouleversante qui encore aujourd'hui me pince le coeur.
Par Kidae
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Dimanche 10 décembre 2006
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Présentation de l'éditeur : À force de vouloir leur éviter frustration et mécontentement, les parents font de leurs enfants de véritables tyrans qui ne supportent plus la contrainte et réagissent, face à la contrariété, par l'agressivité et la violence. Un phénomène qui s'aggrave avec l'âge. À partir de nombreuses situations quotidiennes, de la petite enfance à l'adolescence, Christiane Olivier, psychanalyste, souligne l'indispensable fermeté des parents vis-à-vis des enfants, dès les premières années. C'est entre deux et quatre ans, explique-t-elle, qu'ils acquièrent le respect de l'autorité, apprennent à accepter les contraintes et peuvent s'habituer à la discipline. Or, c'est précisément à cet âge, où ils nous semblent " si mignons ", qu'on leur cède tout aujourd'hui. Le résultat, le voici : les enfants deviennent épouvantables et seront des adultes malheureux.
Mon avis : Il y a à prendre et à laisser comme bien souvent dans ce type d'écrit. Cela nous ouvre l'esprit, nous force à réfléchir, mais n'est pas à prendre au pied de la lettre à mon sens. Surtout lorsque l'auteur essaye de faire culpabiliser les mères sur certains points pour lesquels elles ne peuvent bien souvent faire autrement (ex : laisser un enfant en crèche à 2 mois et demi est plus souvent une obligation qu'un choix !)
Par Kidae
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Mardi 16 janvier 2007
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Présentation de l'éditeur : Jamais autant de livres n'ont été publiés que ces dernières années. Les nouveaux auteurs affluent à chaque rentrée littéraire, et de nombreuses personnalités médiatiques se joignent au lot. Assiste-t-on au développement d'une civilisation dont chaque citoyen soit spontanément doué pour l'écriture ? Répondre à cette question, c'est révéler que les lecteurs d'aujourd'hui sont victimes de la plus grande duperie jamais osée depuis les balbutiements de l'ère Gutenberg. L'auteur de Vocation nègre démonte ici le mécanisme de cette gigantesque escroquerie intellectuelle. Il nous conte des anecdotes et décrit, en dénonçant au passage quelques "faux" écrivains, les relations entre le nègre et ses clients, les méthodes de travail, les modèles de contrat usités, les risques encourus en cas d'indiscrétion. Il nous parle aussi de l'aspect financier qui détermine cette étrange vocation et du plaisir ambigu que l'on peut ressentir en voyant se hisser, au palmarès des meilleures ventes, des livres que l'on a écrits sans les signer.
Mon avis : j'ai été super déçue par ce livre. Je me suis arrêtée aux deux tiers. Je m'attendais à apprendre des choses sur le travail de nègre. En fait, j'ai eu l'impression de lire le récit d'un homme aigri, qui dénigre ceux pour lesquels il a travaillé, tout en ponctuant son récit d'histoires concernant son odorat exacerbé et ses relations sexuels, éléments qui ne m'intéressent pas le moins du monde !
Par Kidae
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