Samedi 18 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : « Le tour de l'île : vingt-quatre pas. Six du nord au sud et d'est en ouest, depuis la porte d'entrée jusqu'à la fenêtre. Les cloisons de planches, la cheminée de marbre et, comme un lac suspendu, le grand miroir - la géographie de la chambre, ses rivages, ses déserts, sa faune, j'en sais tout. Mais le décor, cet étrange décor, acajou et pavé, brocart et chaises dépaillées, qui l'a composé ? Qui, surtout, a donné l'ordre de condamner les portes, puis la fenêtre, la cheminée, de poser des serrures, des verrous, je l'ignore... Et l'enfant ? Lorsqu'on a détaché sa chambre du continent, pourquoi n'a-t-il pas crié ? Pourquoi s'est-il laissé couler ? À l'origine du crime, qu'y avait-il ? Quand la foi soulève des montagnes, elle écrase des enfants. Est-ce la foi qu'on trouve au commencement de cette histoire ? Ou bien la peur, la bêtise, le hasard ? Qu'y avait-il "au commencement" ?»
Mon avis : le style de Françoise Chandernagor n'est pas évident à lire. Mais une fois entré dans le roman, on se laisse emporter. J'ai trouvé que c'était une belle étude psychologique, tant sur l'enfant (ses interrrogations sur la bonne attitude à avoir pour que l'on s'occupe de lui, petit être fragile en quête d'amour et d'attention, sur sa lente progression dans le mutisme), que sur l'état d'esprit de la période: qu'est-ce qui est patriotique: aider ou se taire?
Samedi 18 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : ce court roman d'une soixantaine de pages dédié par l'auteur à son grand-père et son père résistant, donne chair et âme à une époque sombre. Le patois qui émaille le récit de l'oncle Gaston n'entrave pas sa compréhension, au contraire, il contribue à renforcer l'atmosphère émouvante de ce livre que l'on reçoit en plein coeur comme un petit pavé du Nord, région où se situe le récit.
Mon avis : j'ai trouvé ce récit sans plus. Le patois m'a dérouté (il y a des fois, où je ne voyais pas trop ce que ça apportait au récit). Quelques moments sympas ou émouvants, mais rien de transcendant.
Samedi 18 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : New York, décembre 1972 : Catherine Velis, jeune experte en informatique, est une spécialiste des échecs. Alors qu'elle se prépare à partir en Algérie travailler pour l'Opep, des événements mystérieux se succèdent. C'est d'abord une vieille femme qui la prévient des dangers qui rôdent autour d'elle, puis un antiquaire qui lui demande de rassembler les pièces d'un jeu d'échecs très ancien dont une bonne partie serait dissimulée en Algérie... Sud de la France, printemps 1790 : Mireille de Rémy et sa cousine Valentine sont novices dans l'abbaye fortifiée de Montglane. Alors que la révolution bat son plein, la Mère supérieure les charge d'une étrange mission : disséminer à travers le monde les pièces du jeu d'échecs de Montglane, qu'un Maure aurait offert à Charlemagne. Celles-ci, réunies, renfermaient un secret qui donnerait accès à une terrible puissance. Les deux cousines partent alors pour Paris où sévit la terreur. Le Huit nous propose de suivre les destins parallèles de Mireille de Rémy et de Catherine Vélis, depuis les alcôves révolutionnaires parisiennes, où se livrent d'étranges luttes de pouvoir, jusqu'aux cercles fermés qui, à notre époque, contrôlent l'énergie et l'économie
Mon avis : le sujet était très attrayant, je ne regrette pas de l'avoir lu, il m'a tenu en haleine sur un bon nombre de pages. Il y a pas mal de rebondissements qui surprennent (dans le bon sens du terme). Mais je pense qu'il aurait été tout aussi bon avec 200 pages en moins. De plus, il y a des éléments peu "réalistes" qui gâchent un peu le tout : par exemple Catherine Velis est une véritable encyclopédie ambulante, elle sait tout, sur tout. Je trouve aussi que cela foisonne un peu trop de personnages connus.
Jeudi 23 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : Tout a commencé par une jeunesse heureuse à Vienne. Née un 2 novembre 1755, "Madame Antoine" pour sa famille, "Marie-Antoinette" pour les Français, est la quinzième enfant de la puissante impératrice Marie-Thérèse d'Autriche qui a patiemment négocié son mariage avec le futur roi de France. C'était en 1770, elle avait quinze ans, un frais visage rose entouré de boucles blondes, une taille faite à ravir, une peau "d'une blancheur éblouissante", des yeux de porcelaine bleue. Tout a continué tel un conte de fée où la jeune reine de vingt ans, insouciante, trop rieuse, peu instruite tenta d'oublier une ombre à ce rutilant tableau : la non consommation de son mariage avec le Dauphin, d'un an plus âgé qu'elle, le malheureux Louis XVI. Il fallut sept années pour que la reine devienne enfin mère de son premier enfant. Marie-Antoinette se consola de ses difficultés conjugales par des fêtes sans fin, de folles dépenses en toilettes et bijoux, un entourage sans scrupules et une passion pour le Suédois Axel de Fersen, amoureux d'elle, qui tenta tout pour la sauver. Maladroite, elle multiplia les imprudences d'étiquette et financières qui alimentèrent la rumeur et les pamphlets injurieux et obscènes. L'affaire du collier, sombre escroquerie, marqua le tournant fatal. De l'adoration, l'opinion passa à la haine. Et même à la haine de l'Ancien Régime qu'elle symbolisait. On la surnomma "L'Autrichienne". Elle trahit, dit-on, la France et ose informer Vienne de la politique du roi. Quand la révolution éclata, Marie-Antoinette changea, devenant une vieille femme aux cheveux blanchis par les épreuves. Avec la fuite ratée à Varennes, l'épouvante d'apercevoir sous ses fenêtres à la prison du Temple la tête de son amie la princesse de Lamballe, la mort du roi le 21 janvier 1793, l'enfermement à la Conciergerie où elle ne revit plus jamais ses enfants, son destin devint tragique. La reine changea, se transformant en femme digne dans l'adversité. Guillotinée alors qu'elle n'avait que trente-huit ans, elle est devenue l'objet, aujourd'hui, d'un véritable culte. Serait-elle, avec le temps, le secret remords des Français ?
Mon avis : chapeau à Hortense Dufour qui a su me faire voyager dans le temps, et m'emmener à la cour de Louis XVI et Marie-Antoinette. Ce roman est très bien écrit, et il éclaire sur la raison pour laquelle cette reine a attisé tant de haine contre elle (ce roman a l'air très bien documenté. Je dis à l'air car n'étant pas une experte, je peux difficielement en juger!). Le seul moment qui m'a été pénible a été après la Révolution, mais là l'auteur n'y est pour rien : c'est la succession des différentes institutions et personnages qui rend la compréhension difficile.
Vendredi 24 novembre 2006
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Présentation de l'éditeur : Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles... Ces êtres délicieux FONT le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution... Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.
Mon avis : Très marrante cette histoire. Ce qui est drôle, c'est que les personnages racontent ce qui leur arrive en étant conscients de leur état, du stade de leur évolution et en sachant ce qui va leur arriver. Et tout cela est racontée avec un mélange de mots "techniques" et de mots du langage commun d'aujourd'hui. (Remarque : je n'ai pas pu apprécier ce livre à sa juste valeur car lorsque je l'ai lu j'étais malade, et donc j'associe sa couverture et sa lecture à mon état nauséeux du moment!)
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